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L'anglais à L'Université: Faut-il avoir peur ?

15/05/2013

Anglais à l'UniversitéSous l'impulsion de Geneviève FIORASO, Ministre de l'enseignement supérieur, les députés ont accepté d'autoriser ce 14 Mai un plus grand nombre de cours "en anglais" dans les Universités. Mais cette ouverture, qui n'allait pas de soi, a provoqué des débats passionnés, nombre de députés, tant de droite que de gauche ayant demandé l'abrogation du texte.  

  • "Perte d'influence de la France", ont plaidé certains.
  • "Découragement de la francophonie", ont dit d'autres.
  • "C'est par ce biais qu'on déstabilise des langues et qu'elles finissent par disparaître" dixit Michel Serres, le philosophe.
  • "Refusons le sabordage du Français", écrit Claude Hagège, Professeur au collège de France, qui explique que "tout illustre ce dicton : "C'est par sa langue que vit une nation." Les dirigeants de la nation française sont-ils donc saisis d'une pulsion d'autodestruction ?"

Selon le journal Le Monde, même l'Académie Française aurait même demandé au gouvernement de renoncer. Et ce débat est passionnant tant il touche à deux fondements de notre culture:

  • L'unicité de la langue, la France s'étant construite sur les bases de l'éradication des diversités linguistiques (on rappelera que moins de 20% des Français savaient parler le Français en 1789) comme le montre la passionnante étude de l'Université de l'Ottawa sur les origines du Français. Impossible donc pour Messieurs et Mesdames députés et les philosophes de penser un pays multilingue comme l'ont fait les espagnols, les belges, les allemands, les suisses, ... Le billinguisme est perçu comme un danger, pas comme un atout.
  • La rigidité de la langue, vue comme un trésor "menaçé" qu'il s'agirait de "préserver". Rigidité bien fragile au regard de l'histoire (cela fait plus de 800 ans que le français et l'anglais co-evoluent de façon étroitement imbriquée, partageant jusqu'à 50% de leur vocabulaire...). Rigidité bien dommageable sur le plan societal puisqu'en figeant la langue, elle fige aussi les modes de pensée.

On reconnaîtra au moins à Gérard Monier, Professeur Emerite à la Sorbonne le mérite de l'honnêteté: "j’ai fait une fois l’expérience d’un exposé magistral en anglais ; cuisante leçon : mon anglais limité m’a conduit à appauvrir le contenu de mon intervention dans des proportions inacceptables ; je n’ai pas renouvelé cette tentative malheureuse".

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