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Pourquoi apprendre l'anglais ?

Nous sommes nombreux à table dans la maison familiale en ce moment, ce qui me livre de nombreux sujets pour ce blog. Grande discussion ce midi autour de la finalité de l’apprentissage de l’anglais. Faut-il apprendre l’anglais simplement pour faire une meilleure carrière ? Faut-il apprendre l’anglais pour s’ouvrir au monde. Faut-il apprendre l’anglais parce que “no English, no job” ?

8498357_s.jpg - Dollar magnified- Enfin, Xavier, soit réaliste, dit le cousin de Montpellier, on veut tous gagner un maximum. A quoi cela servirait d’apprendre l’anglais si on était pas mieux payé au bout du compte ?

- Gros bourgeois, rétorque sa femme, qui est originaire de Normandie. Il n’y a pas que le fric dans la vie. Et les jeunes, qu’est-ce que tu crois qui les faits bouger ? Ils ne sont pas comme toi, eux au moins.

- Euh… fait mon neveu qui vient d’échouer d’un poil à Science Po Paris. Euh fait-il… Ce n’est pas trop une question d’argent. C'est que sans anglais aujourd’hui, on est personne... Il est bilingue ou presque, donc on ne peut pas le targuer de ne pas avoir appris l’anglais. Sa passion c’est le voyage. Il nous explique qu’avec ses copains, ils sont en train de faire la world company de demain, celle qui refera la monde. Différement. 

- Tu sais Xavier, entonne ma sœur, là où j’habite, on s’en sort très bien sans anglais. Elle fait référence à ses copains et copines qui ont plutôt des bons jobs en Normandie et pour lesquels l’anglais n’est pas indispensable.

- Je dirais même plus, rajoute le cousin de Montpellier. Il faut se rendre compte que, dans certains milieux, être bilingue c’est un peu suspect. Il parle avec une pointe d’accent et nous décrit les réunions du patronat local. Il semblerait que parler mieux l’anglais que les huiles locales, ça la fout plutôt mal.

On voit progressivement se dégager trois camps. Il y a d’un côté les « utilitaires » qui raisonnent anglais pour le boulot, la carrière, l’avancement, l’argent. Ceux là par exemple se préoccupent de leur score au TOEIC, du fait qu’ils seront bien notés sur le marché du travail. Ils laissent de côté le fait de parler avec un bon « accent » qui ne sert à rien, ou si peu. Ce n’est pas « utile ».

Ensuite il y a les sécuritaires. La langue anglaise c’est presque dangereux. La langue anglaise c’est pas de chez nous. La langue anglaise c’est la world company. La langue anglaise c’est le grand ailleurs qui risque de nous engloutir. Pour eux, très peu d’anglais merci, ou alors juste assez pour survivre en tant que touristes dans les rues de Londres on de New-York. Les sécuritaires ont repris à leur compte, sans le savoir, la genèse de la langue française construite essentiellement contre les langues populaires (les patois), sévèrement réprimés.

Et finalement, il y a les curieux. Ils aiment l’échange. Ils aiment la découverte, le voyage, la rencontre, l’ailleurs. Ils aiment savoir que l’anglais leur permettra de surfer partout sur le net. Ils aiment penser qu’ils peuvent dialoguer avec des inconnus dans le monde entier et découvrir des horizons nouveaux. Il leur arrive même de s’entraîner à parler avec l’accent de Chicago, l’accent du sud ou l’accent d’Oxford, parce que c’est drôle, parce qu’ils aiment ça, parce que c’est un plaisir.

- Dans nos écoles, il y a un peu des trois catégories. La conclusion me revient. Et nous adaptons nos cours d’anglais aux trois. Mais ce sont les sécuritaires qui nous donnent le plus de mal. Instaurer de la confiance là où il y a de la crainte, c’est ce qu’il y a de plus difficile. 

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