Actualités Victoria's English Center

Queen's English

05/06/2012

Queen's English, l'anglais de la Reine

La reine parle anglais, certes, mais parlera-t-elle comme tout le monde lorsqu'elle prononcera son discours du jubilé de diamant ? Non évidemment. Elle parle le "Queen's English". La langue anglaise n'a rien d'uniforme et les habitants du Royaume-Uni parlent l'anglais avec une grande diversité d'accents et de connotations locales qui frôlent souvent le dialectal. 

A partir du 17ème siècle s'est imposé la notion du King's English (Queen's English lorsque le souverain est une femme) comme modèle de prononciation et de structuration des phrases, modèle repris par l'aristocratie du royaume et la grande bourgeoisie d'affaire mais qui ne représente aujourd'hui qu'environ ... 2% des citoyens britanniques. 

Il y a donc une réelle distance linguistique entre le monarque et son peuple, comme on peut le voir sur cette vidéo de Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=EuPsoPIzRXQ - 

Parler de la sorte n'a rien de naturel pour la plupart des anglais, qui doivent s'ils veulent acquérir cet accent suivre des cours de diction. C'est probablement ce que fit Margareth Thatcher, issue d'un milieu populaire et que rien ne prédisposait à parler de la sorte. La fille qui présente la vidéo ci-dessus fait allusion au cours de prononciation destinés notamment aux américains fortunés. La signature phonétique de la réussite sociale en quelque sorte. La où Nadine de Rotschild propose des cours de bonnes manières, outre manche on s'inscrit à des cours de diction. 

Victoria - Cours de diction d'anglaisIl faut aussi se souvenir que la monarchie britannique est une monarchie importée d'Allemagne. Les premiers souverains de la Maison de Hannovre parlaient allemand plutôt qu'anglais (on dit que la reine Victoria fut la première de sa lignée à s'exprimer comme une anglaise). Le Queen's English moderne incorpore probablement des traces de germanisme. "House" se dit "hice", "tower" tar, etc. Il se caractérise par une voix placée très haut (royauté oblige ?) et un effort conséquent d'articulation très visible de l'extérieur, les lèvres étant violement contorsionnées. Il inclut quelques formes gramaticales spécifiques comme l'utilisation du "one" royal qui ressemble beaucoup au "on" français: "One hesitates to use such a trite word as delighted, but of course one IS delighted" - "on hésite à utiliser un mot aussi ordinaire que enthousiasmé, mais bien sûr, on est enthousiasmé".

Les anglais acceptent ces différences linguistiques d'autant mieux que la prononciation de l'anglais n'a rien d'homogène à travers le royaume. Les écossais, les gallois, les irlandais, mais aussi les habitants de Londres, les habitants du Nord (Geordie), chacun a son accent régional qui est par ailleurs modulé par la classe sociale du locuteur. 

24/04/2017
Jacques Chirac se vantait de ne pas parler anglais. Nicolas Sarkozy faisait semblant d'y arriver au moins un peu. Et François Hollande affichait une incompétence décomplexée.....
10/02/2017
La bonne affaire pour les demandeurs d'emploi?
La bonne affaire pour les demandeurs d'emploi? Depuis janvier 2015, le DIF(Droit Individuel de Formation) est devenu le CPF (Compte Personnel de Formation) afin que le compte de...
09/02/2017
Le BULATS (Business Language Testing Service) et le TOEIC (Test of English for International Communication) sont les grands gagnants de la réforme de la formation professionnelle...
18/12/2016
Le philisophe allemand Heinz Wismann affirme (en français dans le texte) que .. " Chaque langue portant en elle un reflet du réel, quand je décolle de la mienne pour aller vers...

Voir toutes les actualités